Des dirigeants ukrainiens poussent de
nouvelles lois anti-gays semblables à celles adoptées en Russie. Et le
pays vient de se présenter pour accueillir les Jeux olympiques d’hiver de 2022.
Si les pays adoptant des lois anti-gays
n’étaient plus autorisés à accueillir les Jeux olympiques, les gouvernements y
réfléchiraient peut-être à deux fois avant de s’attaquer aux
gays. Cela pourrait contrer les lois anti-gays en Ukraine – et à terme,
apporter une pierre à l’édifice dans la lutte contre les lois anti-gays partout
dans le monde.
Ensemble, nous avons tenu tête au Comité
olympique concernant les lois anti-gays en Russie. Ils ne voudront pas revivre
cet épisode, et une pétition de grande
envergure signée par des milliers d’entre nous pourrait suffire à faire pencher
la balance.
Signez maintenant :
Si nous sommes 100 000 à signer avant la
cérémonie de clôture à Sotchi, nous demanderont à des athlètes olympiques
d'aller présenter directement notre pétition au Comité olympique et faire
monter la pression pour changer le règlement une bonne fois pour toutes.
Les membres d’All Out ont déjà remporté une
importante victoire face au Comité olympique. L’année dernière, après avoir
reçu nos 80 295 e-mails envoyés à son président en personne, le Comité
olympique a confirmé pour la première fois que les personnes lesbiennes, bi et
gays sont concernées par l’un des principes fondamentaux de l’olympisme selon
lequel les discriminations n’ont pas leur place dans le Mouvement olympique.
En matière de droits de l’homme, aucun pays
n’est irréprochable ; mais le Comité olympique a le pouvoir de
refuser d’accorder les Jeux à des villes où les lois sont conçues pour
discriminer des individus ou porter atteinte à la dignité humaine
Les membres d’All Out ont lancé cette campagne
contre la répression anti-gays en Russie il y a deux ans, et ces 6 derniers
mois nous avons fait en sorte qu’il soit impossible pour le reste du monde de
l’ignorer. Plus de 412 000 personnes
ont signé la pétition, et nous avons récolté plus de 50 000 $ pour apporter une
aide directe aux organisations LGBT russes.
Les sponsors olympiques américains AT&T,
Chobani et DeVry ont élevé leur voix contre la loi. De son côté, Google a
troqué son logo pour un arc-en-ciel le temps d’une journée, et ce, même en
Russie. Les membres d’All Out sont descendus dans la rue dans plus de 20
villes, et ont fait parler d’eux dans le Monde, Libération, le New York Times
ou encore sur CNN, Sky, Globo et de nombreux autres médias. Quant au président
Poutine, il s’est vu contraint de nier à plusieurs reprises le caractère
anti-gays de ses lois.
Il reste encore beaucoup de chemin à faire en
Russie. Mais c’est le moment où jamais
de tirer profit de la dynamique que nous avons créée en demandant au Comité
olympique de changer le règlement et de nous aider à gagner la
lutte contre les lois anti-gays partout dans le monde.

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