samedi 22 février 2014

DOUCHE FROIDE POUR LES LGBT



A deux jours de la fin des JO, le mouvement contre la loi antigay russe semble avoir échoué. Les militants LGBT russes ont de quoi être amers.

L’ex-députée italienne et militante trans Vladimir Luxuria drapée dans un drapeau arc-en-ciel, arrêtée par la police de Sotchi. A deux jours de la cérémonie de clôture, cela restera quasiment l’unique image de solidarité LGBT dans l’enceinte des Jeux olympiques d’hiver 2014. Même le fameux t-shirt du label de fringues américain American Apparel avec le «6» du principe de non-discrimination de la charte olympique est resté invisible dans les tribunes, sans parler des podiums.

L’absence de la question gay durant les deux semaines de compétition tranche avec l’effervescence des semaines et des mois qui ont précédé les Jeux. La répression d’initiatives pro-LGBT en Russie a été passée sous silence, comme celle menée le 7 février à Saint-Pétersbourg, où un groupe a été arrêté avant même de pouvoir déployer une banderole sur un pont de la ville. Les militants russes ont de quoi être amers. «Il n’y a eu aucune déclaration forte de la part d’un athlète en faveur des droits de l’homme, des droits des gays et lesbiennes. On espérait davantage», a soupiré la présidente de la Coalition LGBT de Russie, Anastasia Smirnova, comme l’a relevé le journal canadien «La Presse».

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